19 décembre 2006

Le point de vue de l'étudiant

Quand je serai grand, je serai journaliste... Voilà, ça y est, j’y suis presque.
Mais je ne suis pas le seul. Il paraît qu’on est trop nombreux chaque année à vouloir devenir journaliste. Et comme si ça ne suffisait pas, il paraît même que de nos jours, on doit exercer ce métier dans des conditions précaires. Mettre au ban toute vie privée et sociale en dehors de sa profession alors qu’on ne sera jamais payé de façon décente. Merci cher Livre Noir dont nous avons eu l'occasion, récemment, de parler à la Maison de la Presse de Mons.
En fin de compte, qu’est ce qui peut motiver tous ces jeunes dont je fais partie ? Qui est donc responsable de cette image si belle que je me fais du journalisme ? La passion, l’envie d’assouvir cette curiosité obsessionnelle, d’être libre de dire ce que je pense, comme au travers de ces quelques lignes. Rêve ou réalité ? Une passion en péril. Une liberté pour laquelle tout ne reste pas acquis. Il faudra se battre, mais se battre contre qui ? Manger le pain de son voisin ? Non, se battre ensemble, et pas les uns contre les autres, pour ne pas devenir des scribouillards soumis aux seules lois de l'audience et du chiffre d'affaires". Merci à l'AJP de relayer la parole des pigistes et défendre leurs droits ... de ne pas être pigeons !

Gaëtan SGUALDINO
Etudiant – HELHO (Haute Ecole Libre du Hainaut Occidental)


14 décembre 2006

Même pas 10 euros bruts de l’heure

Juste un petit mot pour vous dire que les tarifs des piges concernant La Libre Belgique sont faux : j'écris quotidiennement pour ce quotidien(eh oui, il y a encore des faux indépendants à La Libre). Ils payent 0,88 € la ligne de 60 signes, ce qui fait deux ligne dans le journal vu que ce sont des lignes de 30 signes, soit 0,44 € les 30 signes, soit même pas 0,015 € le signe. C'est loin, très loin des 0,025 € que vous affichez. Et ceci est valable pour tous les collaborateurs, excepté bien sûr ceux qui ont pu discuter des tarifs plus élevés ou des sommes forfaitaires. Si l'on veut faire du bon boulot, cela ne revient à même pas 10 euros bruts de l'heure.


11 décembre 2006

France : pigistes solidaires, pigistes en colère

Le collectif "Pigistes solidaires" veut contribuer au renforcement d'un courant solidaire, unitaire et démocratique parmi les pigistes et en leur faveur. Dans ce cadre, il a lancé, début décembre 2006, la pétition "Pigistes en colère" dont l’objectif est de "faire entendre la voix" des pigistes dans la perspective des élections présidentielles françaises. Le texte de la pétition dit notamment que "les pigistes, ces travailleurs des médias rémunérés à la tâche, se comptent par milliers : titulaires de la carte de presse (7.000 journalistes pigistes), intermittents de l’audiovisuel public ou privé, animateurs de sites Internet, reporters photographes payés uniquement en honoraires ou droits d’auteur,… La plupart vivent dans la précarité qui se traduit pour eux par l'absence de sécurité d'offre de travail, donc de revenu." Des initiatives militantes autour de cette campagne sont également prévues au cours des prochains mois.

http://www.pigistes-solidaires.org